Dimanche
10 mars 2013, j'avais enregistré pour notre radio, dans les locaux d'Égalité & Réconciliation, une brève allocution, pour une émission qui n'a pas été diffusée.
Après immatures réflexions, et comme j'ai horreur de travailler pour des prunes, je décide de livrer à
l'appréciation
songeuse des lecteurs de ce modeste Blog, cette recension, sans préjugé politique, de
l'ouvrage de Laurent Obertone [1], relatif aux actuels actes de barbarie. .
Hélas la lecture sur un blog s'avérera toujours plus fastidieuse
que l'écoute, mais je ne sais pas encore m’enregistrer sur mon
pc... SOS PC !
Chers
amis, chers ennemis, réconciliés
conciliaires et égalitaires irréconciliables,
fascistes
blonds,
rouges
bruns, démocrates chauves,
pour
ce premier, et vous
l’espérez
déjà tous, dernier, billet d‘humeur, j’ai choisi d’épuiser
pour vous le sujet le plus amer pour une association empreinte d’une
joie de Survivre
pleine de Bon
Sens, je
veux parler bien sur, vous l’aurez déjà reconnue à son suaire et
sa faux - et quand je dis sapho je ne veux pas parler de Caroline
Fourrest mais de sa commère brouteuse
de
pissenlits : la
Mort !
Non
pas la mort individuelle,
vue sous l'angle existentiel, mais
la Mort
universelle
«d’une race et d’un continent» (Arthur Rimbaud) dans
ses cas incontinents.
Pendant que les pouvoirs
publics s’en vont fleurir chaque année et à heure fixe le pont
d’où a été précipité dans la Seine Brahim Bouarram ;
Pendant
que l’Union des Juifs Etudiant la France défilait hier encore, en
brandissant une immense banderole où l’on pouvait lire : En
France on tue des Juifs des Noirs et des Arabes !
-
en omettant de préciser que les dits Juifs Arabe et Noirs assassinés
le furent respectivement par un Arabe et un Noir, cependant que la
veille encore, dans un silence assourdissant la très pâle et très
souchienne Marion, 14 ans, était violée puis lardée de 40 coups de
couteaux par un angolais très coquet puisqu’il portait un bracelet
électronique,
Hélas,
pauvre Marion...
Pendant
disais-je que s’accomplissaient gravement ces rituels destinés à
graver dans le marbre la marque ignominieuse du Racisme indécrottable
des Dupont-de-souche,
Nous
autres pauvres Français avançons d’un pas mélancolique en nos
marches blanches, pour aller porter régulièrement en terre les
dizaines et dizaines des nôtres dont la vie fut brisée
par d’autres « français »
qui nous regardent en
sous-chiens de faïence, et
ne sont pas avares de leur coup de couteaux.
Ainsi
nous pourrions d’ores et déjà, nous autres, élever non pas comme
certains des
pancartes abjectes, mais l’étendard sanglant, et ériger un peu
partout en ex-France des
monuments aux morts !
Exagéré-je
? Hélas non!
J’ai
apporté ici une liste de plus
de 100
noms, 100 noms de souchiens assassinés
par
des « chances pour la France »,
100
noms cueillis
au hasard de mes pérégrinations solitaires, moi qui suis sans
moyens d’investigation
Alors
combien,
combien d'autres, depuis plus de trente ans, dont les prénoms
chrétiens forment la longue litanie d'une oraison funèbre,
affleurant un instant au firmament des "faits
divers"
et disparaissant aussitôt dans la nuit du déni consensuel ?
À
tout seigneur tout honneur, j’ai puisé beaucoup dans un livre au
titre blafard [2] mais
qui
annonce la couleur,
celui
d’Hervé Ryssen, qui le premier a dressé une liste exhaustive de
ces crimes et délits.
Mais
cet auteur prolixe restera ignoré du Gros Public. Comme chante le
poète : Le premier qui dit la vérité il doit être, sinon exécuté
du moins bâillonné. Le précurseur qui montre le chemin ne ramasse
pas les lauriers. Telle est la Loi.
C'est donc
le
livre de Laurent
Oberton qui
viendra
rompre ce
silence complice, et
dont je recommande céans la lecture.
On
me dira pourquoi
mettre encore l’accent grave sur de vulgaires « faits
divers »,
ça sert qui ?
Hein
qui ?
-
À
n’en pas douter ceux qui enfoncent leur
soc
en
vue du
Choc des Civilisations et
répandent pour ce faire le fumier de l’Islamophobie.
Je
répondrai
d’abord
que cette guerre des civilisations je ne la vois guère, peut-être
un peu au Mali, et
encore,
mais certainement pas en Egypte, en Tunisie, en Lybie, en Syrie, là,
n’est-ce pas, on verrait plutôt le contraire, les deux
grands monothéismes,
celui du Marché
et l’autre, étroitement enlacés…Sans
parler du Hamas et de l'Entité enfin réconciliées....
Alors,ce
climat glacial phobique j’avoue ne pas le ressentir, mais peut-être
suis-je trop couvert des gros pulls à poil laineux de repentance que
notre Mémé Moire se fait un Devoir de nous tricoter.
Je
dirais ensuite que les
faits divers à
partir d’un certain taux d’hémoglobine deviennent des faits
de société.
Passé un seuil la quantité se transforme en qualité. C’est une
loi physique. L’eau à 100° cesse d’être un élément liquide
pour devenir un gaz.
Il
me semble qu’à
compter un certain nombre et une certaine régularité dans
l’hécatombe des sous-chiens, on est dans autre chose que le simple
Droit commun.
Par
nature j’ai
horreur de dissoudre le concret dans les Abstractions
idéologiques,
fussent-elles
sublimes.
Penser
c’est voir
dit
Aristote.
Et
ce qui crève les yeux, on ne le voit pas.
Ce
qu’on croit voir c’est l’Idéal,
l’idéal précieux, toujours placé dans les grands
cieux, qui fait croasser les croyancieux !
Toujours
l’idéal
est négation
de
la réalité.
Comme
en photographie cette négation est un
négatif, la réalité inversée.
Ainsi
le
Spectacle, au
travers de
ses
grands appareils idéologiques, met en scène systématiquement le
contraire de la réalité.
La
vérité criante ne sera jamais criée tant elle est niée, déniée.
Et
il y a une gradation dans ce déni.
D’abord
l’omerta pure et simple : ou
bien
le crime est tu ou le nom celui qui tue.
Puis
quand les
faits commencent
à filtrer un peu, arrive
le plombier-sociologue
chargé
de colmater les brèches.
Celui-là
nous
dit qu’il n’y
a pas d’insécurité
réelle mais un « sentiment
d’insécurité ».
Un
sentiment
inepte
entretenu artificiellement par les démagogues, les populistes
borgnes et leur fifille. Cette
atmosphère affreuse, se
reconnaît à sa senteur caractéristique : le Nauséabond !
Puanteur
blême qu’un
peu de brise marine suffirait à dissiper...
En
outre, clame cette
outre pleine de vent sociologique,
les crimes de droit commun mais c’est vieux comme le monde ! Rien
de nouveau sous le soleil de Satan ! Rappelez vous : les
Blousons noirs des années cinquante ! Et les Apaches des années
1930 !
Hélas
les statistiques véritables
claquent
comme un fouet sur le visage de ces laquais.
Chaque
jour que Yahvé fait, en ex-France, en dehors des crimes de sang, en
moyenne: 13
000 vols, 2000 agressions, 200 viols ! Ces
chiffres sont parfaitement inédits !
Éclipsés
les blousons noirs et les Apaches !
Tels
sont les faits ! Durs, têtus, acérés, comme la lame de Souleymane
que l’Immonde
a rebaptisé un
jour
Vladimir.
Alors
devant cette
évidence
funèbre vient celui qui dit : 'ok,
tout ça est bien affligeant, mais pourquoi ne désigner à la
vindicte que ce
menu fretin ? '
Qu'est-il
cet essaim noir comparé aux gros requins blancs de la Phynance, aux dents
de la mer autrement redoutables ?
À
ceux là je répondrai d’une voix attristée :
C’est
exact, cette barbarie grandissante est le fruit d’un système
pourri et qui plonge son assise dans la pourriture même.
Nous
sommes pris dans les rets dégoulinant
de sang du
capital
financier. Et
en
bas, la racaille prédatrice n’est que le pendant de la Vermine
dorée au sommet, les spéculateurs, les maffieux, les privilégiés
en tout genre vautrés dans la corruption et la déliquescence.
C’est
bien leur domination qu’il nous faut abattre.
Mais
si la substitution de population n’a aucune autre origine que la
volonté des classes dirigeantes, je ne puis que me rendre à cette
autre évidence : il faut une unité à un peuple pour se battre.
C’est
cela qui a été brisé. Car si nous ne pouvons nous unir à qui a
faute ?
Regardons
par exemple les
jeunes :
peut il y avoir convergence de
luttes entre
ceux qui veulent tout
niquer et
ceux qui processionnent avec
des pancartes ?
Et qui ne manquent jamais
de tendre de toute la force de leurs petits poings levés, leurs
tendres menottes aux premiers.
Qui
leur répondent illico par un supplément de coups de couteaux dans
le plexus solaire.
À
tel point que les gentils militants scolaires en ont leurs petits
cœurs antifâchistes brisés. Cf.
les violences raciales du
CPE.
Petit
bémol.
C’est
dans cet état d’esprit qu’il convient je crois de recevoir ce
livre très nécessaire.
Mais
pourquoi l’avoir intitulé « France Orange Mécanique
», lors même qu’il est la démonstration éclatante que la
délinquance
années
60
n’était qu’une gentille bluette sentimentale, face au
déferlement de criminalité bestiale de nos temps pétrisseurs ?
Quel
rapport, je vous le demande, entre les imaginaires dandies, esthètes
et fascisant, qui matraquaient joyeusement du bourgeois en écoutant
Ludwig Van, et les trop réels horribilis,
violant,
tuant et dépouillant les enfants des prolétaires, au son de cette
cacophonie municipale que notre ami Cardet entend comme une imposture
auditive.
(Et
qui fait mentir l’adage : mieux vaut entendre ça que d’être
sourd.)
Pour
ma part j’eusse intitulé un tel ouvrage : France
: violence mélanique,
avec en sous titre La mécanique du Mélange
-
ou si l’on aime mieux : France, La Mécanique de l’Orange Jaffa
félix lechat
Notes
[1]
La France orange mécanique. Laurent Obertone. Ring, 18 euros
[2] Le racisme antiblanc. Hervé Ryssen. 320 pages. Editions Baskerville.